Un ordinateur coûte beaucoup d'argent. S'il faut le remplacer après 2 ans, l'achat n'est pas rentable. Comment le choisir pour qu'il puisse durer plusieurs années, satisfasse les besoins, et coûte un minimum ?
Avant d’acheter un ordinateur il est fondamental de faire le point sur les besoins : à quoi va servir l’ordinateur ? Il y a quatre grandes catégories de besoins qui influenceront le choix de l’ordinateur :
utilisation simple : Internet, traitement de texte et autres logiciels bureautiques, traitement d’images et de photos, jeux vidéos simples
jeux vidéos de dernière technologie
montages vidéos
programmation informatique, développement d’applications
Chaque catégorie de besoins fait appel à différentes ressources de l’ordinateur :
pas de prérequis fort . La vitesse de connection à Internet ne dépend pas de l’ordinateur mais du fournisseur d’accès à Internet.
carte graphique et accessoirement le processeur
mémoire vive, mémoire de masse, et accessoirement le processeur
beaucoup de mémoire vive, et accessoirement le processeur
Une première chose que l’on constate est que des composants généralement présentés par les vendeurs comme fondamentaux sont finalement accesoires : processeur, carte mère, écran, etc. Il faut savoir que c’est sur le processeur que la marge des vendeurs et des fabricants est la plus grande. Ils ont donc tout intérêt à exagérer l’importance du processeur. Un bon moyen de faire des économies est donc de choisir un processeur peu rapide, comme nous le verrons plus loin.
Il y a toutes sortes de vendeurs. Les vendeurs objectifs, qui conseillent le client strictement au mieux de ses intérêts, sont rares. C’est évident.
Le vendeur informatique, avec son jargon et son bagout, trouvera tous les arguments pour inciter le néophyte à prendre la décision qui l'arrange.
Certains vendeurs ont commandé une pièce en grande quantité avec une grande marge bénéficiaire et essaient d’écouler leur stock à tout prix.
Enfin il y a les incompétents qui vendent une pièce détachée incompatible avec les besoins du client, tout en prétendant qu’il est certain que la pièce convient. Lorsque le client revient avec la pièce il refuse le remboursement, propose l’échange, contre une autre pièce qui l’arrange sans laisser le choix, par exemple parce que c’est la seule pièce de stock qui convient. Parfois le vendeur prétend que le client l’a mal renseigné sur ses besoins, ce qui est de la mauvaise foi pure et simple : le vendeur à un devoir d’information et de conseil, et le devoir de conseil implique de se renseigner correctement sur les besoins du client.
Le matériel informatique est un domaine qui évolue vite et dans lequel le client est généralement plus ignorant que le vendeur. Les vendeurs informatiques le savent et ont tendance à profiter de la situation.
C’est pourquoi, même s’il n’est pas indispensable de tout savoir dans les moindres détails, il est essentiel de bien connaître les ficelles.
Les PCs de marque comme Compaq, IBM ou HP renferment des composants de marque, souvent plus chers. En cas de panne d'un de ces composants, il faut le remplacer par un composant identique ce qui coûte en général plus cher.
Ils sont livrés prêts à fonctionner, ce qui n'est pas toujours le cas pour les PCs d'assembleur.
Les PC de marques en profitent généralement pour adjoindre des logiciels. Certains arguent du fait que les logiciels sont offerts. Il ne faut pas se leurrer : d’une manière ou d’une autre le prix des logiciels est compris dans le prix total. Voyez si vous avez besoin des logiciels.
Avec le retour de Steve Jobs chez Apple et aussitôt le retour des Mac sur le marché, la question peut aujourd’hui se poser : Mac ou PC ?
Au début des années 90, la question du Mac ou du PC était sur toutes les lèvres, et était devenue une sorte de religion. Il fallait choisir son camp : on est Mac ou on est PC. A cette époque les Mac étaient plus simples d’utilisation et s’adressaient plutôt aux cerveaux droits : des créatifs et autres néophytes réfractaires à l’informatique. Les PC s’adressaient plutôt aux cerveaux gauches : des esprits rationnels avides de contrôle, et capables de composer avec des informations techniques et des paramétrages complexes.
Aujourd’hui les différences entre Mac et PC se sont amenuisées et les interfaces se ressemblent très fort. Néanmoins le PC s’adresse toujours plus à ceux qui préfèrent le contrôle sur le système logiciel et sur le choix des composants matériels tandis que le Mac reste plutôt l’ordinateur de ceux qui préfèrent ne pas avoir à se soucier de quoi que ce soit au-delà de leur écran.
Si vous souhaitez monter vous-mêmes votre ordinateur, seul le PC convient car les Mac sont vendus exclusivement assemblés.
Le Mac reste un système haut de gamme : de très bonne qualité, mais cher.
Enfin se pose la question de la compatibilité inter ordinateurs. Avec Internet les systèmes sont de plus en plus compatibles au niveau de l’échange des données. Par contre les logiciels restent spécifiques au Mac, au PC Windows, ou à Linux. Se pose alors le problème de la disponibilité des logiciels. Les logiciels pour PC sont nettement plus nombreux, en ce compris les logiciels gratuits.
Si vous souhaitez transporter votre PC hors de votre domicile le choix du PC portable s’impose (Figure 1).

Un PC portable est environ deux fois plus cher qu’un PC équivalent.
A noter qu’Apple fabrique des Mac portables, tout à fait valables.
Le dernier Mac de bureau, l’iMac G5, est également aisément transportable au sein de la maison (Figure 2). Aucun PC de bureau n’a cet avantage.

Reste à savoir si le Mac est le choix qu’il vous faut, voir la section « Mac ou PC ».
Si vous possédez un PC portable, prenez garde au vol. Un PC portable se revend facilement au marché noir. Si vous garez votre voiture sur la rue ne mettez en aucun cas votre PC portable dans votre coffre, même pour quelques minutes. Sur un bureau il est possible d’attacher le PC portable, mais il faut savoir qu’un simple coup de tenaille permet de venir à bout de l’attache.
Une possibilité est de se rendre chez un vendeur de pièces détachées afin de choisir chaque élément de son ordinateur. Grande souplesse de configuration. La liste des pièces qui seront assemblées pour constituer l’ordinateur s’appelle la configuration. La première étape pour le choix de la configuration est d’ouvrir le catalogue d’un vendeur de pièces détachées et de choisir les pièces selon les critères ci-dessous. Une fois la configuration idéale établie, il faut consulter le vendeur pour voir quelles pièces sont disponibles. Généralement 50% des pièces du catalogue ne sont pas de stock, et 20% des pièces ne sont plus du tout disponibles chez leur fournisseur. En fonction des disponibilités de pièces il convient de choisir un autre vendeur de pièces détachées ou de faire des compromis par rapport à la configuration idéale.
Le mieux est donc de s’adresser au vendeur avec des principes simples en tête (ex : acheter le processeur le moins cher) et de s'adapter à ses possibilités.
Chez les revendeurs de pièces détachées il est généralement possible de faire monter les pièces qu’on a choisies pour environ 200 euros. C’est peut-être plus facile de payer 200 euros que se casser la tête à monter son PC soi-même. A chacun de voir.
A Bruxelles le vendeur de pièces détachées le plus complet est « PC Euro. »
A Paris il y a LCDI et autres magasins asiatiques de la rue MontGallet.
Etudions un par un les composants d'un ordinateur.
Le processeur est au PC ce que le moteur est à la voiture. C’est l’élément central. Théoriquement, plus le processeur est rapide, plus le PC est rapide. Les tests des magazines sont là pour le montrer.
En pratique, le processeur n’a qu’une importance relative. En effet, très peu de programmes utilisent toute la puissance d'un processeur. Pourquoi acheter une Porsche ou une Ferrari si c’est pour rouler à 50 km/h ?!
Bref, dans la plupart des cas n’importe quel processeur du moment fait très bien l’affaire, pas la peine d’acheter le plus rapide et le plus cher. D’autant plus que la différence de prix peut être importante.
Depuis la fin de production des processeurs Cyrix, deux compagnies se partagent le marché : AMD et Intel.
K5, K6, K7, Athlon, Sempron, Barton, Athlon64 sont des modèles de processeurs fabriqués par AMD.
286, 386, 486, Pentium, Pentium II, Pentium III, Celeron, Pentium IV sont des modèles de processeurs fabriqués par Intel.
De manière générale les processeurs fabriqués par AMD et Intel se valent, avec peut-être un meilleur rapport qualité-prix en faveur d’AMD. La plus grande différence se marque au niveau de l’ouverture aux standards : AMD propose des architectures plus ouvertes qu’Intel, qui change d’architecture à chaque processeur. Philosophiquement le choix d’AMD se révele plus « éthique ».
Les processeurs sont l'objet d'une sorte de tromperie : des processeurs par exemple 3 GHz sont vendus comme processeurs 2 GHz. La raison est technique. En usine, les processeurs d'une même fonte sont tous les mêmes. Une partie est vendue comme 2 GHz, une partie comme 2.5 GHz, une autre partie comme 3 GHz, etc. En théorie la vitesse des processeurs est limitée par le nombre et le degré de défauts qu'ils contiennent ; les défauts rallongent le temps de transfert du signal a l'intérieur du processeur et donc l’empêchent de fonctionner à des fréquences élevées. Des lors en fonction de leur qualité testée en usine ils sont estampillés 2, 2.5 ou 3 GHz. Ca, c'est pour la théorie. En pratique, il arrive que des fabricants vendent volontairement des processeurs 3 GHz en tant que 2.5 GHz ou même 2 GHz afin de créer artificiellement une gamme de prix. En effet, si les processeurs lents devenaient indisponibles, les processeurs rapides seraient considérés comme bas de gamme et devraient être vendus moins chers. Ainsi, c'est en diminuant la qualité prétendue de certains de leurs processeurs qu'ils peuvent vendre les autres plus chers, c'est-à-dire que paradoxalement ils peuvent faire plus d'argent en diminuant la qualité prétendue de certains de leurs produits. C'est le monde à l'envers. Ce qui est intéressant pour le consommateur, c'est qu'en achetant un processeur lent, il peut avoir la possibilité de le faire fonctionner plus rapidement. Ce procédé s'appelle l'"overclocking". En procédant ainsi, on peut réaliser une économie allant jusqu'à plus de 100 euros.
Ceci
étant, la vitesse du processeur, présenté par les vendeurs comme
le "moteur" du PC, n'a en réalité qu'une influence minime
sur la vitesse globale du PC: un gain de 30% sur la vitesse du
processeur produira peut-être un gain de 5% sur la vitesse de
fonctionnement des programmes les plus gourmands en processeur, ce
qui se remarque à peine. Qui plus est, pour les autres applications
le gain est proche de zéro. Ma philosophie sur les processeurs est
donc de prendre d'office le processeur le moins cher, et de tenter de
l'overclocker si nécessaire.
Un paramètre plus intéressant à prendre en compte est la fréquence de Front Side Bus, nettement plus décisive sur la vitesse globale de l'ordinateur. De nouveau, ce paramètre peut être overclocké sur la carte mère.
Si plusieurs familles de processeurs sont disponibles, prendre dans la plus récente et la plus complète famille le modèle le moins rapide. Ex : AMD Athlon – AMD Barton : prendre Barton (plus récent) ; entre 2.6GHz 2.8GHz 3.0 GHz et 3.2 GHz prendre 2.6 GHz et tenter l’overclocking à 2.8 puis 3.0 puis 3.2 tant que l’ordinateur fonctionne correctement.
Le processeurs AMD s’overclockent facilement. Intel en revanche lutte contre l’overclocking, allant même jusqu’à bloquer la vitesse de fonctionnement de ses processeur à la sortie de l’usine.
Le choix du ventilateur est en général dicté par le processeur. Ce choix est primordial car le ventilateur doit absolument être suffisamment puissant pour refroidir le processeur, surtout si celui-ci est overclocké. Un processeur qui chauffe trop se met à fonctionner différemment, ce qui a pour conséquence immanquable de faire planter l’ordinateur. De manière générale, une surchauffe courte, de quelques secondes, est sans danger pour le processeur. Par contre une surchauffe plus longue peut entraîner la fonte de micro-circuits à l’intérieur du processeur, ce qui le rend hors-service définitivement. Il convient donc d’être prudent.
Certaines cartes-mères sont équipées de thermomètres qui surveillent automatiquement la température du processeur. Si la température limite est dépassée la carte-mère protège le processeur en diminuant sa vitesse de fonctionnement, en modifiant la vitesse du ventilateur, voire en dernier recours en coupant l’ordinateur.
Le ventilateur est généralement couplé à un radiateur. Le radiateur est une pièce statique (donc silencieuse) qui transmet la chaleur du processeur le long de ses longues ailettes parallèles. Le ventilateur se charge alors de faire circuler l’air le long des ailettes afin d’extraire un maximum de chaleur (Figure 4).

Figure 4 - Ensemble de refroidissement radiateur-ventilateur
Là c'est très simple: en général on n'a pas vraiment le choix. On prend celle qui va avec le processeur et que le revendeur a de stock. En général il y a un modèle, voire deux.
Attention à l’évolutivité ; ne pas hésiter à lire le mode d’emploi de la carte-mère. Les choix sur les cartes-mères AMD sont plus larges que sur les cartes-mères Pentium. Intel le concepteur du Pentium est réputé pour ses systèmes propriétaires, désavantageux pour le client final.
Les carte-mères modernes comportent une série de fonctionnalités intégrées, comme un modem, une carte-son, une carte-réseau, une carte graphique, etc.
Les cartes graphiques intégrées à la carte-mère suffisent pour un usage ordinaire. Pour les jeux high-tech il faut une carte graphique spécialisée.
Sur les carte-mères, le nombre d’emplacements pour barrettes de mémoire vive limite l’évolutivité de l’ordinateur. A fortiori, si celui-ci est destiné à un usage de programmation informatique, activité gourmande en mémoire vive, le choix d'une carte-mère évolutive est primordial.
En mémoire RAM, il faut toujours prendre les barrettes de la plus grande capacité possible. A long terme, les besoins en RAM augmentent, mais les emplacements sur la carte-mère sont limités.
Le disque dur c'est un engin que l’on garde longtemps et que l’on peut même réutiliser de PC en PC. Pour le disque dur il faut penser à long terme. Avec le temps, les besoins en capacité de stockage augmentent.
Le critère le plus important est la capacité de stockage, qui s’exprime en Go (giga-octets). Sur le marché, la courbe capacité-prix ressemble toujours à celle de la Figure 5.

Figure 5 – Prix des disques durs
L’on constate que le choix le moins avantageux est le modèle le plus haut de gamme. Le choix le plus avantageux est celui juste en-dessous, compte tenu de la demande croissante des programmes en espace de stockage. En l’occurrence le meilleur choix est ici un disque dur de 200 Go à 120 euros. Meilleur rapport qualité-prix, meilleure durée de vie.
La vitesse de rotation du disque dur, exprimée en RPM n’est pas importante ; en utilisation courante, les différences entre les modèles sont peu perceptibles.
Il y a deux types d’écran : les écrans plats LCD et les écrans cathodiques CRT (genre TV). Les écrans plats prennent moins de place tandis que les écrans cathodiques sont plus volumineux. Les écrans plats sont plus chers, bien que leur prix tend à se démocratiser. Le confort visuel d’un écran LCD est nettement supérieur, idéal pour programmer, ou toute autre activité qui demande de rester longtemps à fixer l’écran. La pixélisation, càd le fait de voir des points carrés cote à cote, peut être un obstacle à l’achat d’un écran LCD, surtout pour la vidéo, le traitement de vidéos et d’images et les jeux très visuels comme les jeux de réalité virtuelle.
L’idéal est de tester les deux types avant de se décider. Cela peut se faire dans les supermarchés et dans certains magasins qui proposent des écrans en démonstration.
Parlons d’abord en tailles d’écran plat. Une taille d’écran réduite est un bon choix pour les jeux vidéos. Un écran de 17 pouces peut être utile pour la vidéo, le traitement de vidéos ou d’image, ou la programmation informatique nécessitant l'ouverture de nombreuses fenêtres. Seul le traitement professionnel de vidéos ou d’images justifie une taille d’écran supérieure à 19 pouces.
Pour les écrans cathodiques, il faut savoir que la taille annoncée représente la taille du tube cathodique, qui est plus grande que la taille visible par l’utilisateur. D’un écran cathodique de 17 pouces, seuls 15 pouces sont visibles. Ce problème ne se pose pas avec les écrans plats. Ainsi, un écran cathodique 17 pouces a la même surface visible qu’un écran plat 15 pouces. La correspondance approximative entre les écrans cathodiques et les écrans plats est donnée Table 1 ci-dessous.
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Ecran cathodique CRT |
Ecran plat LCD |
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14 |
- |
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15 |
- |
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17 |
15 |
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19 |
17 |
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21 |
19 |
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22 |
- |
La tour c’est simple : tous les modèles conviennent. Toutes les tours du marché suivent le standard ATX. Le choix sera donc orienté selon le budget disponible et les goûts personnels. Des prises USB sur la face avant sont pratiques, par exemple pour brancher un stick mémoire USB, un appareil photo numérique dont on souhaite vider les photos.
Le lecteur de disquettes a peu d’importance. De nos jours les transferts se font rarement par disquettes. C’est un moyen désuet de stockage des données. Je déconseille d’ailleurs de sauvegarder sur disquette des données importantes. En effet, il y a des chances pour que dans l’heure les données soient corrompues et inutilisables. Ce phénomène de dégénérescence des données est probablement dû à la pollution électrostatique et électromagnétique (electrosmog), en particulier les ondes GSM qui circulent dans l’air. L’electrosmog a pour effet de démagnétiser les disquettes, et donc de détruire les données qu’elles contiennent. Les chocs physiques sont également un danger pour les disquettes.
Bien pratique pour transférer des données d’un PC à un autre, le stick mémoire se branche sur un port USB. Pour cet accessoire il est pratique – mais pas indispensable -- de disposer d’un port USB sur la face avant de votre tour. Le stick mémoire est probablement la meilleure solution pour le transfert de données inter-PC.

Figure 6 - Stick mémoire USB
Les appareils photos numériques récents valent sans conteste les appareils analogiques. Les photos sont d’excellentes qualité, même en cas d’agrandissement A4. L’avantage est de pouvoir effacer sur le champ et gratuitement les photos ratées. Avec une carte mémoire de 128 Mo il est déjà possible de prendre plus de photos qu’on n’imagine pouvoir prendre en une journée, et peut-être même en un voyage !
Abandonnez l’idée d’amener un PC portable en vacances pour y décharger vos photos au fur et à mesure. Il y a un risque de vol et de casse. Il existe des solutions bien plus sûres, comme acheter une grosse carte mémoire, décharger les fichiers sur Internet, ou emporter un appareil de stockage/visionnage de photos numériques où l’on peut stocker 40000 photos.
Oubliez l’idée d’imprimer vos photos à domicile sur votre imprimante. Ce n’est pas spécialement économique, et c’est alambiqué, il faut régler quantité de paramètres, faire des batteries de tests, couper le papier à la rogneuse, etc.
Le plus simple est d’aller en magasin de photo avec la carte mémoire de votre appareil photo numérique : facile et pas cher. Ou encore plus simple : vous pouvez envoyer vos photos par Internet et les impressions vous reviennent par la poste.
Attention aux imprimantes jet d’encre : une imprimante elle-même ne coûte pas cher (50 à 100 euros), mais les cartouches d’encre sont ruineuses (50 à 100 euros par an). Les cartouches livrées avec l'imprimante sont souvent partiellement remplies.
En plus la qualité de l’impression dépend nettement du type de papier utilisé. Globalement, une imprimante jet d’encre demande beaucoup de chipotages : c’est fastidieux.
Pour imprimer des documents noirs et blancs de qualité, préférez les imprimantes laser, qui offrent des rendus de qualité nettement supérieure sur papier ordinaire.
Une imprimante laser couleur est très chère, même si l’impression est magnifique.
Par contre on trouve une imprimante laser noir et blanc pour moins de 200 euros.
Certaines cartes-mères comprennent une carte graphique de base, suffisante pour la plupart des utilisations. Il est une exception où il est nécessaire de disposer d’une carte graphique spéciale : les jeux high tech, principalement des jeux de réalité virtuelle en 3D : combats aux armes à feu, courses de voiture, etc. Les prérequis en carte graphique sont indiqués sur les emballages des jeux.
Un critère important est la quantité de mémoire : plus il y en a plus la vitesse d’affichage du jeu sera rapide. Le chipset joue aussi : chez Ati Radeon 9200 9600 et 9800 plus le deuxième chiffre est recent plus le chipset est recent et performant, chez nVIdia GeForce FX5200 FX5700 ou FX6800 c’est le premier chiffre qu’il faut regarder.
Considérez vos besoins en termes de lecture/gravure de CD et DVD. Les modèles en vente sont généralement de bonne qualité et répondront amplement à vos besoins.
La technologie des scanners n’évolue plus. Un simple scanner fait l’affaire dans tous les cas.
A moins de vous destiner à un usage professionnel du son, une carte son de base vous donnera la plus ample satisfaction. En général les cartes-mères en sont déjà équipées.
A moins que votre ordinateur ait besoin d’un système de hauts-parleurs haut de gamme, une paire de haut-parleurs de base à 10 euros fera l’affaire.
Pour le home cinéma, une installation de salon convient mieux qu’un ordinateur. Si néanmoins vous souhaitez faire de votre ordinateur une station home cinéma il vous est toujours loisir de l’équiper d’un système d’enceintes 5-1 pour environ 100 euros.
A moins que vous ne vous y connaissiez en Linux, auquel cas vous saurez quoi faire ;-) et à moins que vous n’ayez des impératifs précis optez pour la dernière version de Microsoft Windows.
Les logiciels coûtent cher. Prenez donc garde aux choix des logiciels bien plus encore qu’au choix du matériel.
Il existe sur Internet (et même dans le commerce, moyennant le prix du disque et de l’emballage) quantité de logiciels gratuits (appelés freeware) ou à très bas prix (shareware). Ces logiciels peuvent constituer une alternative intéressante aux logiciels commerciaux. Une liste de logiciels est donnée Table 2.
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Logiciel |
Produit commercial |
Freeware |
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Suite bureautique |
Microsoft Office |
Open office |
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Encodage de MP3 |
Nero |
FreeRip, BladeEnc |
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Gravure de CD/DVD |
Nero, Easy Media Creator |
InfraRecorder |
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Création de sites Web |
Macromedia Dreamweaver |
Kompozer |
Je déconseille d’acheter un anti-virus.
Les anti-virus donnent un faux sentiment de protection. En effet les nouveaux virus échappent aux anti-virus jusqu’à ce qu’un remède soit trouvé et qu’une mise à jour soit proposée. Quantité d’ordinateurs équipés d’un anti-virus tombent sous le coup d’un nouveau virus.
Qui plus est le danger de souffrir d’un virus est nettement surévalué. Les éditeurs d’anti-virus poussent à la paranoïa.
Enfin les programmes anti-virus interagissent avec quantité de programmes et alourdissent la simplicité d’utilisation de l’ordinateur. Ils ralentissent également tout l'ordinateur lors des opérations de vérification générale.
Il est possible de se protéger des virus sans anti-virus, simplement en observant quelques règles de bonne pratique d’hygiène informatique :
si vous êtes connecté à Internet installez un firewall (voir la section Firewall).
n’exécutez en aucun cas un programme suspect sur votre ordinateur. C’est comme ouvrir la porte de votre domicile à un inconnu.
lorsque vous surfez sur Internet il arrive que
des sites vous proposent d’installer un programme (Figure 7).
N’acceptez que si vous avez confiance dans le site que vous
visitez.
Figure 7 - Installation de programme sur Internet
Sur certains sites des fenêtres peuvent s’ouvrir spontanément et vous proposer des choix. Souvent ce sont de faux choix ; il s’agit d’images publicitaires imitant l’interface de votre ordinateur avec pour seul but de vous faire cliquer dessus et d’ainsi vous emmener vers un site commercial.
si vous utilisez une messagerie Internet, évitez d’utiliser Microsoft Outlook Express comme programme de messagerie, car il est vulnérable aux e-mails qui transportent des virus. Utilisez plutôt un logiciel comme Mozilla Thunderbird : il est sûr et il est gratuit.
Dans votre programme de messagerie, vous pouvez lire le texte des e-mails en toute sécurité mais méfiez-vous des attachements ; ils peuvent contenir des virus. Ne l’ouvrez que si vous avez confiance en son expéditeur et si le nom de la pièce jointe finit par l’une extensions suivantes : .jpg, .jpeg, .gif, .png, .tif, .txt, .pps, .ppt, .doc, .xls, .pdf, .avi, .mpg, .mpeg, .wmf, .mp3. Les fichiers se terminant par .exe, .vbs, .jar, .dll, .reg sont certainement potentiellement dangereux. Les fichiers .zip, .htm, .html et autres extensions inconnues sont suspects.
Attention. Les anti-virus ne protègent pas contre les attaques émanant du réseau Internet. Pour se protéger d’une attaque réseau il ne faut pas être équipé d’un anti-virus mais d’un firewall (voir la section Firewall).
Un firewall, ou « pare-feu », sert à se protéger des attaques d’Internet. De nos jours sur Internet un firewall est une protection indispensable. Non seulement pour se protéger des attaques malveillantes, mais aussi des ‘worms’. Les worms sont des programmes malicieux qui se propagent de PC en PC à l’insu de leurs utilisateurs. Les worms les plus tristement célèbres sont les worms Nachi et Sasser. Ils exploitent les failles de sécurité du système Windows.
Windows XP propose déjà un firewall, qu’il suffit d’activer pour se protéger des attaques d’Internet. Il n’est donc pas indispensable d’acheter un logiciel spécialisé.
Avec l’avènement de l’ADSL, la question des firewalls est encore plus simple : la plupart des modems ADSL contiennent un firewall. Il ne faut donc rien installer sur le PC.
Il est tout-à-fait possible, et même intéressant, de récupérer des composants issus d’un ancien PC qui ne sert plus.
Un lecteur de disquettes avec sa nappe de connexion, un disque dur avec sa nappe de connexion, un lecteur/graveur de CD/DVD avec sa nappe de connexion, des haut-parleurs, peuvent être récupérés tels quels.
Un clavier, une souris, une tour ATX, peuvent être récupérés pour autant que les connecteurs s’adaptent aux connecteurs de la carte-mère. Si non il existe des adaptateurs, vérifiez s’il est plus intéressant d’acheter un adaptateur ou un nouveau clavier, une nouvelle souris.
Une carte-son, une carte réseau, sont généralement inclus sur les cartes-mères récentes : voyez si l’ancienne carte présente un avantage sur la nouvelle, et considérez que des conflits matériels peuvent se présenter et gêner le système d’exploitation.
En montant soi-même son PC il est possible de réaliser une économie de 200 euros.
A partir des pièces détachées il est tout-à-fait possible d’assembler soi-même son PC, il ne faut pas de compétences particulières. L’assemblage des pièces les unes avec les autres s’apparente à un puzzle de dix à vingt pièces. Néanmoins, il convient de respecter quelques consignes de sécurité. En voici les principales.
Avant de toucher des pièces de l’ordinateur, toucher le châssis métallique afin d’équilibrer les électricités statiques. Ainsi il n’y a pas de risque d’arcs électriques, qui peuvent endommager l’ordinateur.
De même si plusieurs personnes travaillent autour du PC et se passent des pièces de mains en mains, les deux personnes qui s’échangent une pièce doivent auparavant toucher le châssis métallique de l’ordinateur afin de s’équilibrer entre eux, et ainsi éviter les arcs électriques.
Les arcs électriques sont désagréables mais pas dangereux pour notre santé. Par contre les composants électroniques n’y survivent généralement pas, à cause de la fragilité des microcircuits.
La carte-mère comporte un emplacement appelé socket pour recevoir le processeur. Un petit levier permet de le mettre en position ouvert, prêt à recevoir le processeur. Insérer le processeur. Attention à l’orientation du processeur : un détrompeur impose l’orientation. Si l’orientation n’est pas correcte, certaines pines du processeur n’entrent pas dans les trous et risquent de se plier. Chaque pine doit pouvoir entrer parfaitement et aisément dans un trou. Ne forcez jamais. Si le processeur n’entre pas tout seul c’est qu’il est mal orienté ou que le socket n’est pas ouvert correctement. Pour ouvrir, basculer le petit levier du socket. Une fois le processeur inséré, basculez le levier du socket en position de fermeture. Le processeur est ainsi serré dans son socket. Si vous souhaitez retirer le processeur n’oubliez pas d’ouvrir le levier du socket.
Une fois le processeur en place et bien serré dans son socket il convient de lui adjoindre son ventilateur. La plupart du temps il s’agit d’un ventilateur-radiateur. Attention : cette opération est délicate et ne devrait être faite qu’une fois. En effet, le radiateur est recouvert d’une pâte thermique conductrice qui permet un contact intime avec le processeur. Si la pâte est barbouillée, le pouvoir refroidissant du radiateur diminue.
Du radiateur retirez la languette qui protège la pâte thermique. Posez d’un geste franc le radiateur sur le processeur. Attention à l’orientation. Une fois le radiateur posé laissez-le en place et maintenez-le immobile autant que possible. Les deux pattes du radiateur doivent venir s’insérer sur les crochets du socket. Accrochez une première patte à la main. Pour la seconde patte vous aurez besoin d’un tournevis plat sinon vous n’y arriverez jamais. Glissez l’extrémité du tournevis dans le logement situé à cet effet sur le haut de la patte et appuyez fermement pour venir clipser la patte sur le socket.
Une barrette mémoire se pose d’abord délicatement dans son logement puis nécessite une pression afin de se clipser. Pour les déclipser appuyez sur les petits leviers en bout de logement puis enlevez délicatement la barrette.
Garnissez les connecteurs externes de la carte-mère avec la plaque-cache adéquate ; celle-ci est fournie avec la tour. Vissez la carte-mère au fond de la tour. Lisez la mode d’emploi de la carte-mère pour savoir comment relier les câbles de la tour aux différentes pines de la carte-mère : alimentation de la carte-mère (grosse fiche), ports USB de la face avant, lumières indicatrices de mise sous tension, lumières de fonctionnement du disque dur, etc.
Vissez votre lecteur de disquette au rail de la tour prévu à cet effet. Connectez au lecteur un câble d’alimentation (paquet de câbles multicolores), et la carte-mère via la nappe de lecteur de disquette.
Vissez votre disque dur à un rail du châssis de la tour, sans visibilité sur l’extérieur.
Sur la carte mère il y a deux ports IDE (certaines en ont quatre). Enfichez l’extrémité la plus isolée de la nappe IDE sur un port IDE de la carte mère, et l’une des deux autres prises de la nappe IDE à l’arrière du disque dur. La deuxième prise IDE de la nappe peut servir à connecter un deuxième périphérique IDE.
Connectez une des prises d’alimentation (paquet de câbles multicolores) à votre disque dur.
Connectez votre lecteur à une nappe IDE. Idéalement connectez-le sur une nappe séparée. Connectez un câble d’alimentation. Connectez la sortie son (petite prise plate) à la carte-son. Si la carte-son est sur la carte-mère il y a sur celle-ci une prise prévue à cet effet.
L’ordinateur n’a aucune influence sur la vitesse de connexion à Internet.
Dans leurs publicités les vendeurs de processeurs ont longtemps soutenu que la vitesse de connexion à Internet dépendait du processeur. Cette affirmation est et a toujours été rigoureusement fausse. Il s’agit d’un argument de vente fallacieux. La vitesse de connexion à Internet ne dépend pas du processeur.
Les seuls critères à prendre en compte sont :
la vitesse du fournisseur d’accès à Internet
la ligne de connexion entre le fournisseur d’accès et l’ordinateur

Table 3 - Accès à Internet
Par le téléphone une page normale peut mettre plusieurs secondes à s’afficher.
Parmi les fournisseurs d’accès à Internet plusieurs sont gratuits, on ne paie donc que les communications téléphoniques au tarif zonal. On ne peut téléphoner pendant qu’on surfe, sauf si l’on souscrit une ligne « duale » (= double tarif).
Pour une utilisation sporadique c’est intéressant.
Haut débit, c'est-à-dire haute vitesse de connexion à Internet. Fonctionne par le biais du téléphone classique. On peut continuer à téléphoner pendant qu’on surfe sur Internet. Compter 30 à 50 euros par mois. Il faut également acheter un modem ASDL, qui se connecte au PC par un port USB ou mieux par carte réseau LAN.
Haut débit, c'est-à-dire haute vitesse de connexion à Internet. Très semblable à l’ADSL, y compris au niveau du prix. Nécessite une connexion au réseau de télédistribution et un abonnement télé. On peut regarder le télé en même temps que l’on surfe. Le fournisseur d’accès fournit le boîtier de connexion, auquel l’ordinateur se connecte par sa carte réseau LAN.
Si l’ordinateur fait partie d’un réseau local (LAN, pour Local Area Network) domestique ou d’entreprise, et si le LAN est connecté à Internet, il est possible de se connecter à Internet via le LAN. Aucune équipement n’est nécessaire si ce n’est une carte réseau LAN, dont la plupart des carte-mères modernes sont équipées.
Evitez le wi-fi, qui émet dans la gamme des micro-ondes.
Les chain mails sont des courriels envoyés par des internautes à de nombreux contacts, qui eux-mêmes les font suivre à de nombreux contacts. Qu'ils comportent des virus ou pas, qu'ils nous alertent de soi-disant terrifiants virus ou qu'ils nous prennent par les sentiments pour nous faire avaler n'importe quoi, ils ont tous les mêmes objectifs : se reproduire. Par ailleurs, ils tournent bien souvent depuis plusieurs années sur le web. Comme il y a régulièrement de nouveau utilisateurs du web, qui ne l'ont pas encore lu, ils continuent d'être transférés par centaines, voire milliers. Avant de faire suivre un chain mail, vérifiez qu'il ne s'agit pas d'un canular. Un site de référence : http://www.hoaxbuster.com
Voici quelques conseils pour rester critiques sur le web, qui est un
fabuleux outil mais aussi un ramassis de vieilles crasses. Avant de
transférer un tel message (alerte virus, lettre en chaîne, demande d'aide
pour un enfant, etc), prenons le temps de réfléchir quelques instants :
- y a-t-il un auteur, une signature mentionnée?
- Le message semble-t-il crédible?
- Cela a-t-il du sens d'ajouter mon nom au bas d'une liste et de transférer
à 20 personnes qui vont en faire autant? Les vraies pétitions sont censées
ne contenir qu'une seule fois un nom donné... Il vaut donc mieux remplir un
formulaire sur un site ou utiliser une version papier.
- Ni Microsoft, ni MacAfee, ni Symantec ne s'amusent à envoyer des courriels
d'alerte virus. Ils le mentionnent simplement sur leur site.
- Microsoft ou AOL sont-elles des oeuvres charitables qui vont donner 1 cent
(de dollar ou d'euro?) par message envoyé pour « sauver Bryan » ?
- Par ailleurs, comment AOL va-t-il comptabiliser les messages envoyés ?
C'est techniquement impossible puisque tous ne passent pas par chez eux.