Beach, Beach, Beach

Sea, Sand and Sun ! La plage quoi ! :-)

Sur la côte pacifique, à quelque 50 miles du Larkspur Landing Hotel, la carte indique une baie au nom des plus romantiques : Half-Moon Bay. ... Half-Moon Bay ... Half ... Moon ... Bay ... aaah ... Half-Moon Bay. Rien que prononcer ces mots est une douceur. En grand sentimental, séduit par cette seule appellation, je décide d'y passer l'après-midi à me dorer la pilule.

Une heure de route plus tard, j'arrive sur la côte pacifique et je longe la mer sur quelques miles le long de la superbe Highway 1, dite la Coast Road, jusque Half-Moon Bay. Je gare la Sebring sur le parking d'une plage publique pour quelques malheureux dollars. Et là, mes yeux ne sont pas déçus : l'endroit est à la hauteur de l'appellation et des rêves que celle-ci m'avait fait imaginer ... une grande baie en forme de demi-lune embrassant l'océan pacifique, une longue plage de sable fin bordée de mini-criques de roche dorée, chacune remplie de plantes sauvages et de petites fleurs de toutes les couleurs. Au-delà de cette digue rocheuse, la coast road délimite une grande plaine dédiée à la culture de fraises biologiques juteuses et sucrées, au pied du versant septentrional verdâtre de la chaîne montagneuse de la Silicon Valley, qui me semble déjà si loin. L'air ici est frais et léger. Si le paradis ressemble à Half-Moon Bay, je veux mourir lavé de mes péchés pour y passer l'éternité ... !

Mais sur cette bonne vieille terre, le soleil décline et me rappelle au temps qui passe. Je rentre au Larkspur avec dans mon coeur les mille couleurs des petites fleurs sauvages d'Half-Moon Bay. Pour l'itinéraire de retour, j'emprunte la Skyline Road, longue route au sommet de la chaîne montagneuse ovale qui entoure la Silicon Valley, à 1000 pieds du niveau de la mer, avec vue imprenable sur la Bay Area ! J'y ai l'impression d'être Dieu régnant sur le Paradis, faisant la tournée d'inspection de son domaine en divine Sebring ailée. Soudain je m'interroge : y a-t-il des pompes à essence au paradis ? Je l'espère car ma jauge indique la panne sèche imminente !!! Où est donc passé le quart de réservoir dont je disposais quelques minutes plus tôt ?? Il me semble qu'il s'est évaporé lors de la montée aux cieux ! Gourmande Sebring, je vais devoir la nourrir bien vite si je ne veux pas me taper la Divine Route à pieds !! Heureusement, des bikers salvateurs en Harley Davidson m'indiquent l'oasis pétroléenne la plus proche dans ce No Man's Land surréaliste. J'y arrive tout juste et .... glou et glou et glou !!! ....

Le lendemain, je pars pour San Francisco par la "scénique" Highway 280. A hauteur de l'université de Stanford, l'autoroute passe au-dessus d'un tunnel : c'est l'accélérateur de particules linéaire de l'université, le plus grand du monde. Je sors sur la HighWay 92 et je débouche sur la Highway 1, à hauteur de Half Moon Bay. J'y jette un regard attendri et déjà nostalgique puis je remonte vers San Francisco, traversant la vallée cotière de Pacifica (le paradis des surfers) et la joyeuse entrée sur 7 bandes dans San Francisco. La circulation est fluide et je me lance dans une course de vitesse avec un américain en Mercedes décapotable. Sa voiture est plus puissante mais je le mouche quand même en jouant du levier de vitesses semi-automatique de la Sebring. Pilotage à l'européenne. Na-nananè-reu !! ... :-)

Arrivé dans San Francisco, je descends Lombard Street en Sebring. Que du bonheur ...

Dans Hyde Street passe le Cable Car, avec vue imprenable sur la baie et l'île-prison d'Alcatraz. Ensuite j'emprunte Steiner Street et m'arrête sur Alamo Square pour contempler les fameuses Victorian Houses. Je rêve que j'y habite. Je me sens comme protégé, et en même temps je me sens libre. Cette sensation m'est si inhabituelle ...

Allez, chiche, le WE prochain j'y retourne !


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