L'avion survole les opaques couches de nuages, jusqu'aux Alpes à partir desquelles je vois la terre ferme, et surtout d'où il sera donc possible de voir le soleil ! Après un bien long survol de la méditerrannée, l'avion atterrit à l'aéroport de Nice, où je débarque sans trop savoir où je vais pouvoir dormir.
Je prends le bus pour la gare SNCF et je m'installe Chez Patrick (20 EUR la nuit, 04.93.80.30.72), auberge de jeunesse indépendante renseignée par mon guide du routard. Je fais la connaissance d'un sympathique Australien. Dans la chambre sont aussi installés un Turc qui chemine en Europe depuis deux ans, un Scandinave parcourant l'Europe à vélo et un groupe d'Italiens.
Je pars visiter le marché aux fleurs sur le cours Saleya, ainsi que le reste du vieux Nice, très joli. A la terrasse d'un restaurant, j'y déjeune un excellent filet de saumon sur lit de légumes. Dans le resto passent les chansons de la toute belle Dido, ce qui me rappelle avec délice mon séjour en Californie ! Même sensation de dépaysement, de liberté.
Après déjeuner, je déboule sur la promenade des anglais et je m'installe sur la plage de galets sous un soleil brûlant, le fameux cagnard du Sud ... Comptant sur mon bronzage intégral-banc-solaire-XXL-d'avant-vacances, je n'ai pris pas de crème solaire avec moi. Erreur ... Question de vie ou d'insomnies, voire d'insolation. Je quémande autour de moi, "Vous parlez français ? Do you speak English ? Spreichen Sie Deutsch ?" ... et j'ai aussitôt une touche avec une super jolie teutonne blonde grâce à qui me voila tartiné de crème solaire ! Vive la vie !! :-)
Ensuite, je pars visiter Le Chateau, grande colline en bord de mer séparant le vieux Nice du vieux port. Effort de grimpe (et de descente !) au milieu des arbres délicieusement ombrageants, récompensé par une vue extraordinaire sur la ville de Nice d'un coté et sur le vieux port de l'autre.

© Béatrice Frison
Adhèrant à l'idée que l'imagerie tue le regard, je décide de laisser mon appareil photo au fond de mon sac à dos. Dans ce carnet de voyage, il n'y donc pas beaucoup de photos de tourisme. En revanche, des dessins et des photos de style, qui me rendent les souvenirs d'image plus persistants. Et laissent la place à l'imagination.
Sur le retour à l'auberge, gros coup de stress. Réflexion faite, il y a trop de monde dans cette ville. J'étouffe, à la limite de l'agoraphobie. Demain, je me tire à Cannes, à moi la Croisette, yahouuu !