Matériaux en dentisterie holistique

La vague verte s’arrêtera-t-elle au seuil de votre bouche ?

La vague verte et le bio

L'engouement pour les produits biologiques s'apparente à une vague verte qui envahit notre quotidien. De l’alimentation aux produits de soins, en passant par l’habillement, les matériaux de construction et jusqu’aux produits ménagers qui se doivent d’être non polluants, le bio est tendance, au point d'être un argument marketing. Plus qu’une mode, la vague verte s’impose comme un mode de vie, voire une valeur éthique ; un enjeu vital pour l'individu, comme pour la planète.

Et vos dents ?

Outre l'amalgame ou plombage, proscrit par la dentisterie énergétique, un grand nombre de matériaux toxiques s’invitent dans votre bouche sans que vous en soyez avertis. Ces matériaux sont en principe bannis de la dentisterie holistique. Mieux vaut cependant les connaître pour demander au dentiste de ne pas les employer, ou pour éventuellement les faire déposer.

Essai de classification

Le matériau cent pour cent biocompatible n'existe pas. Cependant, certains sont plus neutres que d'autres. Dans cet article, le degré de tolérance d'un matériau est quantifié par une note comprise entre zéro et dix tenant compte de la nature du matériau (métallique ou non) et de ses effets secondaires rapportés dans la littérature. Passage en revue des principaux matériaux dentaires.

Le plombage : 4/10

Composé à 50% de mercure, le plombage ou amalgame est le moins biocompatible de tous les matériaux dentaires. Il continue d’être employé pour des raisons financières car il permet de soigner une dent rapidement et à moindres frais. Seul élément positif -- si l'on peut dire -- pour les porteurs de plombages : le mercure, toxique pour les cellules, l’est également pour les bactéries responsables des caries.

Les métaux : 4/10

Une trentaine de métaux entrent dans la composition de nombreux alliages utilisés pour réaliser couronnes, bridges, dentiers à châssis métallique ou squelettés, implants. Le métal est loin d’un matériau idéal. Au contact de la salive, tout métal se corrode, libérant ainsi des particules métalliques, source d’une intoxication chronique. En outre, toute personne peut développer une hypersensibilité, y compris à l’or pourtant réputé pour sa bonne tolérance. Le métal est donc un pis aller, qui n'est ni inerte ni biocompatible mais seulement toléré. Il faut l’éviter dans la mesure du possible et surtout ne pas multiplier dans une même bouche les alliages de natures et de compositions différentes.

Le titane : 6/10

On le croyait inerte et totalement biocompatible. En fait, il réagit comme tout autre métal placé en bouche en se corrodant au contact de la salive. La corrosion est majorée en cas de brossage avec un dentifrice contenant du fluor. Des études ont montré que des particules de titane migrent dans l’os et les tissus autour d’un implant et également à distance dans le corps. De plus, des cas d'allergie au titane existent (4% des personnes testées par le protocole Melisa).

Les résines ou composites : 6/10

Communément appelées "plombages blancs", les résines sont l’alternative la moins chère aux amalgames au mercure. Bien que sans métal et donc sans effets galvaniques, les résines ne sont pas dépourvues de toxicité pour autant. La phase de durcissement s’accompagne d'un dégagement de formaldéhyde. Les résines sont en outre toxiques pour le nerf de la dent et contre-indiquées en cas de carie profonde. De plus, leur composition exacte n’est pas connue.

Les résines cuites au laboratoire 7/10

Elles servent à réaliser des inlays, obturations réalisées sur mesure par le prothésiste à partir d'une empreinte, et sont également la base de dentiers. La cuisson permet d'éliminer une partie des substances toxiques pour le nerf de la dent. C'est donc une alternative intéressante au composite en cas de carie profonde ou volumineuse. Néanmoins, certaines personnes y sont allergiques.

La céramique 8/10

C’est le plus stable et le mieux toléré des matériaux employés en art dentaire. "Céramique" est un terme générique ; il existe différents types de céramiques. La céramique renforcée à l'oxyde d'alumine est en passe d'être supplantée par une nouvelle céramique, la zircone, renforcée à l'oxyde de zirconium. La zircone permet de réaliser des couronnes et des implants sans métal, plus esthétiques que les dispositifs et prothèses comportant du métal. En cas de caries volumineuses, elle permet de réaliser des inlays plus solides que les composites ou résines. Son coût élevé limite encore son utilisation.

Auteur : Dr. Estelle Vereeck, Ph.D.

Relecture : Dr. Jean-Pierre Norguet, Ph.D.

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