Face à une situation violente, trois parties de notre cerveau s’activent : l’aire de pensée consciente, l’aire d’intégration commune et la zone de survie. L’aire de pensée consciente régit notre pensée adulte, rationnelle, sereine. Elle est notre partie la plus développée du cerveau. Si l’on considère la violence comme l’expression la plus éloignée de l’homme, l’aire de pensée consciente est la « zone de non violence ». L’aire d’intégration commune est le siège de nos « systèmes de croyances ». Son rôle est d’associer les situations du présent à des situations vécues dans le passé. Lorsqu’une situation présente rappelle de près une situation du passé enregistrée comme douloureuse ou effrayante, l’aire d’intégration commune cède le pas à la zone de survie. La zone de survie, située dans le cerveau reptilien primitif, est programmée pour choisir rapidement entre fuite et attaque. Efficace dans un environnement naturel peuplé de proies et de prédateurs, elle est en revanche fort peu adaptée dans un environnement social moderne. Si l’on se base sur ce découpage du cerveau, la clé de la communication sans violence consiste à communiquer dans son aire de pensée consciente plutôt qu’avec sa zone de survie.

Pour empêcher la zone de survie de s’activer, il suffit de reprogrammer l’un des trois déclencheurs du mécanisme d’activation : soit le système de perception consciente, soit le système de croyances qui associe les situations du présent aux émotions du passé, soit les émotions du passé elles-mêmes. La reprogrammation de la perception consciente peut se faire par une approche de coaching permettant la reprogrammation des « croyances conscientes ». La reprogrammation du système de croyances (« croyances inconscientes ») peut se faire par coaching ou, bien plus rapidement, par des méthodes de kinésiologie spécialisée, comme la méthode One Brain. La reprogrammation des émotions passées, quant à elle, passe le plus souvent par le corps, et peut se faire par des méthodes comme la microkinésithérapie. Toutes ces approches visent à reprogrammer les traumatismes du passé pour qu’ils n’interviennent plus dans le déclenchement des mécanismes de violence au temps présent.

Par exemple, dans la méthode One Brain, particulièrement adaptée à la gestion de la colère et de la violence, la personne vivant une dynamique violente peut procéder à ce que l’on appelle une séance de récession d’âge. Loin de toute forme de régression ou d’hypnose, la récession d’âge du One Brain consiste à se placer en état de conscience totale et à interroger le corps pour connaître l’âge du trauma qui est la cause de la dynamique présente. Pour trouver l’âge en question, le praticien One Brain utilise le test musculaire de précision. Ce test permet de dialoguer avec le corps par biofeedback et d’interroger la mémoire cellulaire à la recherche du trauma. Une fois l’âge découvert et l’émotion identifiée, nous pouvons reprogrammer positivement le souvenir de l’événement. Une fois ce souvenir reprogrammé, c’est tout notre regard sur la situation présente qui peut changer. Que l’on soit auteur ou victime de violences physiques ou même morales, le One Brain nous permet de faire de nouveaux choix pour une vie épanouie et plus paisible.

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