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Syndrome de l’imposteur : comment surmonter le phénomène de l’imposteur ?

Le Syndrome de l’imposteur est considéré comme une forme extrême de doute de soi. Nous expliquons ce qui se cache derrière ce phénomène et comment il est possible de s’en débarrasser.

Qu’est-ce que le syndrome de l’imposteur ?

impostureLe terme d’imposteur désigne en fait des personnes qui se font passer pour d’autres. Mais derrière le syndrome de l’imposteur se cache exactement le contraire : Malgré des performances exceptionnelles et des éloges permanents de la part des collègues et des amis, les personnes concernées doutent d’elles-mêmes.

Elles craignent que quelqu’un ne découvre leur incapacité, subjectivement perçue, et justifient leurs succès par des influences extérieures ou par un heureux hasard. Ce phénomène est d’ailleurs également connu sous le nom de syndrome de l’imposteur, Impostor étant le mot anglais pour tricheur. En effet, les personnes concernées pensent effectivement tromper leur entourage.

Cet effet concerne généralement le monde du travail, car il est étroitement lié à l’idée de performance.

Certains psychologues supposent que l’origine de ce syndrome remonte à l’enfance. Les enfants dont les parents n’ont pas pu leur transmettre suffisamment d’estime de soi développent souvent l’hypothèse qu’ils ne peuvent acquérir amour et reconnaissance que par la performance. Cela provoque une pression, accompagnée d’une peur de l’échec. Ou bien c’est le contraire : les enfants à qui l’on a transmis l’idée qu’ils sont bons en tout et ne font aucune erreur n’ont pas été préparés au monde réel. Ils doivent inévitablement se rendre compte qu’ils peuvent eux aussi échouer et tomber sous les coups des autres. Ces deux expériences ébranlent durablement l’estime de soi.

Quels sont les symptômes du syndrome de l’imposteur ?

Les principaux symptômes du syndrome de l’imposteur, selon les mêmes experts, sont les suivants :

  1. La personne ne croit pas en ses propres réalisations ou pense qu’elles sont dues à la chance ou à l’aide des autres.
  2. La personne ne croit pas en ses capacités.
  3. La personne craint d’être découverte en tant que fraudeur.
  4. Des attentes d’échec dans des situations courantes sont expérimentées.
  5. La démotivation associée au manque de confiance en soi est créée.
  6. Des situations d’anxiété, de tristesse, de dépression ou de désespoir se produisent.
  7. La personne éprouve une insatisfaction permanente.

Test : souffrez-vous du syndrome de l’imposteur ?

Plus vous êtes d’accord avec un grand nombre d’affirmations, plus vous avez de chances d’être atteint du syndrome de l’imposteur :

  • Je ne suis pas assez bon.
  • Je ne me réjouis que brièvement de la réussite – voire jamais.
  • J’ai constamment peur que quelqu’un découvre mon incompétence.
  • Je demande rarement, voire jamais, de l’aide.
  • Je n’aime pas les compliments.
  • Je pense que mon entourage me surestime.
  • J’accorde beaucoup d’importance à ce que pensent les autres.

Quels sont les facteurs qui favorisent la conception de soi comme imposteur ?

Le syndrome de l’imposteur se manifeste surtout chez les personnes qui réussissent bien et qui ont de nombreux succès et triomphes, car le syndrome de l’imposteur les amène à ne pas les reconnaître, et elles ont donc tendance à minimiser et à sous-estimer leur succès.

Le doute de soi est ancré pour un tiers dans les gènes et est déterminé pour deux tiers par l’éducation ainsi que par l’environnement. Le fait que les doutes se transforment en un phénomène d’imposture dépend de plusieurs facteurs. Parmi les causes possibles, on trouve la combinaison d’une faible confiance en soi et d’une exigence élevée de devoir tout faire parfaitement. Certes, il n’existe pas de groupe professionnel spécifique dans lequel les personnalités d’imposteurs sont particulièrement représentées. Cependant, on les trouve plus souvent parmi les femmes et les hommes ayant un niveau d’éducation élevé et qui réussissent très bien dans leur travail. On peut donc supposer que le sexe “faible” en particulier se taille la part du lion dans ce phénomène. Cependant, aucune étude récente ne prouve cette distinction, qui a été constatée dans les premières recherches sur le phénomène il y a environ 40 ans.

En revanche, le fait suivant peut être prouvé : Le concept de soi qui doute est plus développé chez les personnes issues d’un milieu familial plutôt peu instruit et qui s’engagent dans une carrière académique. Le sentiment de ne pas être à la bonne place ne les quitte pas. Les louanges excessives des parents et l’attitude “quand on veut, on peut” qui en découle ont en outre un effet favorable sur l’émergence. Si l’enfant (adulte) se trouve malgré tout confronté à des difficultés, il se méfie de ses parents et doute de sa propre personne. Résultat : pour eux, maintenir l’apparence extérieure de pouvoir tout faire parfaitement revêt une grande importance.

Syndrome de l’imposteur : présent chez les hommes et les femmes

Le syndrome de l’imposteur ne se limite pas aux personnes souffrant de dépression ou d’un complexe d’infériorité. Au contraire, certains estiment que l’appeler un “syndrome” ne rend pas justice au simple nombre de personnes concernées, puisqu’il touche 70 pour cent des personnes au moins une fois dans leur vie.

Le syndrome imposteur est toujours mentionné en relation avec les femmes, alors que des études scientifiques montrent qu’il touche presque autant d’hommes. Toutefois, ils le gèrent différemment. Une étude menée dans l’Ohio a révélé que les femmes (selon leurs propres dires) sont certes plus anxieuses que les hommes dans l’attente d’une évaluation ou d’un feedback négatif, mais que cela les incite à améliorer leurs performances. En revanche, les hommes souffrant du syndrome d’imposture font moins d’efforts et se résignent plus facilement à la perspective d’un feedback négatif. L’étude explique cela par le fait que les hommes sont traditionnellement confrontés à une plus grande pression des attentes et qu’ils doivent donc lutter contre une plus grande peur de l’échec.

Quelles sont les conséquences du Syndrome de l’imposteur pour les individus ?

Il coûte aux personnes concernées une force incroyable. Elles pensent que leur entourage les surestime régulièrement et ont peur d’être démasquées. Cette crainte permanente entraîne un stress permanent, ce qui peut entraîner des troubles du sommeil, de l’hypertension ou un isolement social. Des troubles psychosomatiques tels que des maux de tête et de ventre sont également possibles. De plus, les prétendus imposteurs travaillent très dur par peur d’être démasqués. Ainsi, ils négligent souvent leur famille, car beaucoup de temps est consacré au travail. Cet effort est récompensé (de manière surprenante pour la personne concernée) en grimpant toujours plus haut dans l’échelle de la carrière. Il sait vraiment faire quelque chose, il montre objectivement de très bonnes performances.

Cependant, il ne croit pas que la réussite professionnelle dépende de ses propres capacités. Craignant de ne pas pouvoir réitérer un résultat, les personnalités qui se voient comme une imposture refusent de relever de nouveaux défis ou quittent leur emploi actuel. Les circonstances pourraient être moins favorables la prochaine fois…
C’est dans ce net déséquilibre entre la perception de soi et celle des autres que réside la différence entre ce phénomène psychologique et le simple fait de douter de soi.

Pourquoi les personnes concernées doutent-elles malgré leur succès ?

Celui qui a beaucoup réussi peut aborder de nouvelles tâches plus sereinement. En principe, oui. Paradoxalement, c’est exactement le contraire qui se produit chez une personnalité imposteur : plus elle a réussi, plus elle craint d’échouer et d’être clouée au pilori par les autres comme un imposteur. A cela s’ajoute la pression de l’attente que le prochain projet réussisse à nouveau. Les personnes concernées ont donc à la fois peur d’échouer et de réussir.

Pourquoi font-elles malgré tout quelque chose ? La peur et le doute les poussent à agir, les approches sont différentes. Certains de ces prétendus imposteurs mettent directement (beaucoup trop) d’énergie dans le travail, d’autres le repoussent aussi longtemps que possible et travaillent alors 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Ces deux stratégies consomment énormément d’énergie et, dans les deux cas, les personnes sont convaincues d’avoir eu de la “chance”.

Comment réussir à surmonter le Syndrome de l’imposteur ?

manque confiancesyndrome-imposteurAu plus tard lorsque le fait d’être affecté nuit à son propre bien-être, à sa santé et/ou à son développement personnel, il est temps d’agir. La première étape consiste à prendre conscience d’avoir une perception décalée de soi. Pour beaucoup, l’idée de ne pas être seul aide. C’est pourquoi les échanges sur les forums Internet peuvent déjà être d’une grande aide.

Si le trouble se transforme en dépression ou en burnout, une psychothérapie s’impose. Un coaching peut également être une aide dans la bonne direction. L’objectif devrait être de se reconstruire une image réaliste de soi-même, de faire abstraction du critique intérieur et de s’autoriser ses propres erreurs. Il est important de ne plus dépendre du jugement des autres. Au contraire, on peut tout simplement avoir beaucoup de valeur pour soi-même.

Comment sortir du cercle vicieux ?

Tout d’abord, il est important de garder à l’esprit que cette tendance à ‘se prendre la tête’ n’est pas une faiblesse, c’est un talent précieux. Et c’est précisément ce que l’on peut utiliser pour se libérer de la spirale négative.

Reconnaître, nommer, reformuler est la tactique à appliquer.

Les psychologues* et les coachs sont unanimes : parler aide ! Cela aide de savoir que des personnes que l’on considère comme hautement compétentes souffrent également de ce syndrome : Collègues, supérieurs, amis.

En outre, on peut apprendre à accepter les compliments. Pour cela, il est utile de ne pas toujours se rabaisser. Pas de tromperie profonde du genre “Ah, c’était juste une pensée spontanée”. Pas d’excuses du genre “Avec plus de temps, j’aurais pu faire encore mieux”. Cela vaut la peine de s’entraîner à dire “Merci, ça me fait plaisir ! Avec un peu de patience, on finit par l’intérioriser.

Un journal des succès peut aider : Un journal des succès peut soutenir l’estime de soi : noter les petits et les grands succès, chaque compliment, chaque bon feedback. Cela aide à s’évaluer à travers le regard des autres et donc de manière plus objective. Il peut également être un ouvrage de référence utile lorsqu’un entretien de feedback ou une négociation salariale sont prévus et que les dialogues intérieurs dérapent déjà vers le négatif. De plus, l’attaque peut être la meilleure défense : Vous doutez de vos performances ? Demandez un feedback, posez des questions, prenez le contrôle !

 

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