Sur cette page je raconte comment je me suis libéré de mes lunettes … puisse mon histoire et mon expérience vous inspirer.

Stress visuel

Jusqu’à l’âge de 10 ans, je suis à l’école assis au premier rang et je vois parfaitement. Je suis bon élève, premier de la classe. J’entre en cinquième année primaire, dans la classe d’un nouveau professeur. Ce jeune professeur récemment engagé dans l’école a des idées révolutionnaires sur l’enseignement et les expérimente sur nous. Avec lui j’ai plus de mal à bien réussir. A la maison je subis la pression pour que je réussisse toujours aussi bien. Un jour où je suis installé par le professeur au fond de la classe, j’ai du mal à voir les chiffres inscrits au tableau. Ayant ainsi mal recopié l’énoncé d’un exercice de calcul, je n’obtiens pas le résultat attendu par le professeur, qui considère celui-ci comme faux. A partir de ce moment, je plisse mes yeux autant que possible pour voir plus net et être sûr de recopier correctement toutes les incriptions du tableau.

Début de la myopie

Un jour, une infirmière nous fait passer un examen de la vue. Epouvantée par mon résultat, elle appelle mes parents d’urgence pour me faire porter des lunettes. Je me retrouve ainsi avec des lunettes de myope correction 1,25 et 1,5. Au fil des 10 années suivantes ma myopie évolue progressivement, jusque 1,75 et 2,25. Les lunettes sont pour moi source de diverses frustration, pour le sport, le confort visuel, le confort du visage, et la séduction adolescente. Sans parler de la peur de les casser ou de les perdre, la corvée nettoyage, et le coût de remplacement de la monture et des verres.

Accident vertébral

En 1999 je suis victime d’un grave accident de voiture sur l’autoroute. Après ma convalescence je me rends compte que je ne vois plus aussi bien, et je vais voir un oculiste de renom pour me faire examiner la vue. Il diagnostique une myopie de … 4,25 et 4,75 ! Je lui explique que j’ai constaté ce déficit de vue depuis l’accident et qu’à mon sens la cause de ce déficit est le traumatisme de l’accident. Il réfute catégoriquement cette hypothèse, avec une belle assurance de médecin « qui connaît son métier », et me prescrit de nouveaux verres correcteurs.

Au diable les verres correcteurs

Avec ma prescription et mes doutes je me rends chez ChrisOptic, l’opticien qui me suit depuis le début de ma myopie. Il pratique également l’optométrie. Il habite de l’autre côté de Bruxelles mais j’ai confiance en lui car je sais que c’est un passionné qui fait passer le bien-être de ses clients avant son commerce. Je lui explique toute la situation et lui demande de me faire de nouvelles lunettes. Il reporte ma demande, prenant mes doutes plus au sérieux que l’oculiste et même que moi-même: pour lui l’accident est une cause plus que probable de mon récent déficit visuel. Il me suggère de trouver une autre solution que de nouvelles lunettes (quel opticien a encore une telle conscience professionnelle ?!) Il mesure ma vue à l’aide de ses propres appareils de mesure, arrive au même résultat de myopie que l’oculiste, puis me fait faire un exercice de relaxation visuelle d’1 minute. Au terme de cet exercie il remesure ma vue … et arrive à un résultat bien meilleur, selon lequel je n’ai plus besoin de nouvelles lunettes ! Le résultat de courte durée, ce qu’il explique par le fait que mes yeux sont victimes d’un stress visuel chronique, probablement dû à l’accident. Pour résoudre durablement ce stress visuel il me suggère de consulter Pierre Delaunois un osthéopathe dont il a suivi une conférence sur le lien entre la vue et les traumatismes vertébraux, et les méthodes de recouvrement de la vue par manipulations des cervicales.

L’osthéopathie

Ayant déjà entendu parler plusieurs fois en bien de ce thérapeute Pierre Delaunois, je me décide à aller le consulter, d’autant plus que par le plus grand des hasards il habite Bruxelles. Je lui téléphone pour lui expliquer mon problème ; il s’intéresse à mon cas avec intérêt et enthousiasme et me demande de venir le lendemain. Il me consacre une séance d’une heure, pendant lesquels il mesure la force de mes muscles oculaires par des tests musculaires à l’épaule. Je suis abasourdi de constater que lorsque je regarde en bas à gauche le muscle de mon épaule s’affaiblit considérablement. En fin de séance il me manipule 1 vertèbre cervicale : C2. Au sortir de la séance, je me rends compte de la disparaition totale de tous mes problèmes de … dos !

Deux jours plus tard, suivant le conseil de Pierre Delaunois, je retourne chez ChrisOptic pour refaire mesurer ma vue. Résultat : ma vue est revenue durablement à sa myopie initiale 1,75-2,25. Je suis ravi.

J’ai par ailleurs constaté que ma vue est meilleure le matin que le soir. Je vois ça aux panneaux de circulation: le soir ils m’apparraissent flous. ChrisOptic m’indique que je suis victime d’un stress visuel quotidien et me suggère des exercices de relaxation visuelle. Je trouve ça fastidieux.

La psychologie

Un jour je rencontre une amie. Elle ne porte plus ses lunettes. Elle m’explique qu’elle est en train de se libérer de ses lunettes, suite à un stage qu’elle a suivi. Un stage intitulé « voir la vie » d’Hortense Servais, psychothérapeute spécialisée dans la vue. Je m’inscris à ce stage. Hortense Servais nous propose de nous débarrasser de nos lunettes par la méthode du Dr Bates, la gymnastique oculaire, et la réflexion sur soi. Est-ce ma vue qui influence mon cerveau ou mon cerveau qui influence ma vue ? Que se passe-t-il si je me passe de mes lunettes ? Que ne puis-je plus faire ? Quels besoins cela frustre-t-il ? Comment puis-je satisfaire mes besoins sans faire appel à mes lunettes ? Qu’est-ce que je ne veux pas voir ? Qu’est-ce je tiens absolument à voir ? Est-ce vraiment bon pour moi ?

Adieu lunettes

Aujourd’hui je peux me passer totalement de mes lunettes ! J’ai réduit ma myopie à un niveau acceptable. Je l’ai acceptée. J’ai modifié mes activités de vie en conséquence pour ne plus avoir besoin de lunettes. Je me suis rendu compte que ce que je fais avec mes lunettes n’est pas bon pour moi et mes yeux. Ce qui me reste de ma myopie me sert de guide pour déterminer si une chose est bonne pour moi ou non. Désormais, si ma vue n’est pas adaptée à ma vie, c’est ma vie que je corrige, et non ma vue.

Les lunettes à grilles prismatiques

5 à 30 minutes par jour des lunettes de gymnastique oculaire à « grilles prismatiques » ; de sont des lunettes dont les « verres » sont en réalité des grilles : des plastiques opaques parsemés de petits trous ronds ou hexagonaux. Avec ces lunettes les muscles des yeux et les cellules maculaires s’activent pour reconstituer l’image à travers les petits trous. Lorsque je porte ces lunettes je vois net. En plus je me sens en sécurité derrière mes grilles, j’ai moins peur, mon cerveau s’apaise, mes préoccupations se calment, j’y vois plus clair dans ma vie.

La chirurgie des yeux

On parle de plus en plus de chirurgie des yeux pour corriger la myopie. Dans ce domaine la médecine fait des progrès. Récemment Test-achats indiquait qu’environ 90% des patients opérés des yeux étaient satisfaits de leur opération. Ca fait 10% de mécontents. De plus, un ami qui l’a fait me dit (1) qu’il faut s’hydrater tous les jours les yeux de gouttes pharmaceutiques pour pallier la sécheresse résultante de l’oeil, et (2) qu’il doit porter des lunettes de soleil à l’extérieur pour pallier sa nouvelle sensibilité à la lumière. Et si l’on interroge les patients dix ans après leur opération, les mécontents sont encore plus nombreux. La myopie revient souvent, et comme il s’agit d’une opération de coupe, le nombre d’opérations de ce type est limité à deux par oeil et par vie. En ce qui me concerne, les effets secondaires ne me conviennent pas du tout, et il est hors de question qu’on me coupe dans l’oeil, que ce soit au bistouri ou au laser. Se faire couper dans les yeux pour pouvoir continuer à les user, comment peut-on accepter ça ? Faut-il être devenu fou ?!

La médecine nouvelle du Dr Hamer

Enfin, je ne saurais terminer cette page consacré à la vue sans parler de la théorie du Dr Hamer. Ce médecin allemand, très controversé par les médecins allopathes et persécuté par le cartel médico-pharmaceutique manifestement retranché derrière les autorités, a développé ce qu’il appelle une nouvelle médecine empirique basée sur l’observation des clichés de scanners et sur l’écoute du ressenti subjectif des patients. C’est ainsi qu’il a établi un lien entre les échocs émotionnels, les traces cérébrales et les maladies organiques.

Notamment, le Dr Hamer affirme que les problèmes de vue sont causés par un oedème gélatineux formé sur les parois de la rétine. D’après lui, ce type d’oedème est provoqué par un choc émotionnel inattendu et violent, vécu de manière dramatique et dans l’isolement. Pour que l’oedème se développe à l’oeil, et provoque un problème de vue de type myopie ou autre, le ressenti subjectif éprouvé suite au choc émotionnel est une sensation de « peur dans la nuque  » avec généralement la sensation de vivre une forme de persécution.

En ce qui me concerne, je confirme que la théorie du Dr Hamer s’applique parfaitement à mon cas. J’ai subi dans ma vie deux pertes de vue importantes, à 15 ans d’écart. Ces deux pertes de vue ont effectivement suivi une période de sensation de peur dans la nuque avec sentiment de persécution, par des professeurs d’école en l’occurrence. La formulation de cette sensation par le Dr Hamer peut sembler étrange, mais je ne pourrais pas trouver de meilleurs mots. J’avais en effet la sensation d’une peur dans la nuque, comme si quelque chose ou quelqu’un pouvait à tout instant arriver par derrière et s’attaquer à moi. J’avais aussi la stressante sensation d’être surveillé en permanence, au point de me sentir persécuté par ces professeurs.

Conclusion

Les problèmes de vue peuvent être de plusieurs formes. L’alimentation et le mode de vie jouent certainement un rôle dans le bon fonctionnement du système visuel. En cas d’accident cervical avec perte de vue, l’osthéopathie peut aider à retrouver la mobilité des vertèbres et des muscles de la nuque, ce qui peut détendre les muscles oculaires et rendre une partie importante de la vue. Enfin, la psychosomatique semble jouer un rôle important dans le développement des problèmes visuels. Les solutions médicales et chirurgicales ne sont pas sans inconvénients. Peut-être une bonne solution des problèmes visuels est-elle de les accepter et d’apprendre à vivre avec. Adapter sa vie à sa vue peut en effet être plus profitable que le contraire.

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